Réforme des relations bailleur-locataire : ce qui change pour vous
Impayés, DPE et dépôt de garantie : ce que la nouvelle réglementation modifie concrètement dans la gestion de votre bien locatif.
La tension du marché locatif pousse les pouvoirs publics à revoir l’équilibre entre propriétaires et locataires.
Voici ce qui évolue pour sécuriser la gestion de votre patrimoine.
🛡️ Impayés : des procédures accélérées pour protéger vos revenus.
Le recouvrement des loyers reste l’une de vos principales préoccupations. La réglementation récente (notamment la loi Kasbarian) a redéfini le tempo des procédures pour limiter votre exposition financière :
- Délais raccourcis : le délai octroyé au locataire suite à un commandement de payer passe de 2 mois à 6 semaines avant de pouvoir engager une procédure de résiliation de bail.
- Mise en demeure encadrée : elle doit être effectuée selon les règles strictes dès le premier impayé.
- Clause de résiliation de plein droit : elle doit être inscrite dans le bail et dans ce cas elle est désormais systématiquement acquise si le locataire ne régularise pas sa situation dans le délai imparti.
Notre conseil : la garantie loyers impayés (GLI) reste la solution la plus fiable pour sécuriser vos revenus locatifs quelle que soit la situation du locataire. Parlez-en à votre gestionnaire.
🌱 DPE : le nouveau calendrier des obligations (Loi Climat)
Les classes énergétiques G et F deviennent un point de vigilance central pour la valeur de votre bien et sa mise en location :
- Gel des loyers : Depuis 2022, il est interdit d’augmenter le loyer (lors du renouvellement ou de la révision annuelle) des logements classés F et G.
- Interdiction de louer : Les logements classés G ne pourront plus être mis en location dès 2025 (2028 pour les étiquettes F). Il s’agit d’une obligation de travaux (critère de décence).
- Le droit du locataire : Un DPE défavorable ne permet en aucun cas au locataire de suspendre unilatéralement le paiement de son loyer. Seul un juge peut l’autoriser.
Le mode de calcul évolue : consulter votre conseiller !
💰 Dépôt de garantie : attention aux règles selon le type de bail
La réglementation encadre strictement les montants et les modalités de restitution du dépôt de garantie. Voici les règles corrigées à garder en tête :
- Montant plafonné : Il est limité à 1 mois de loyer hors charges pour une location nue (vide). Pour une location meublée, le plafond est de 2 mois de loyer hors charges.
- Restitution : Le délai est d’1 mois si l’état des lieux de sortie est conforme, et de 2 mois en cas de dégradations constatées (grille de vétusté à l’appui).
- Charges : La régularisation annuelle des charges locatives reste obligatoire, sur justificatifs précis — un exercice à ne pas négliger pour éviter tout litige. Le bailleur peut conserver une provision sur charge plafonnée à 20 % du montant du DG (loi ALUR) pour la régularisation des charges (provision temporaire jusqu’à l’arrêté définitif des comptes de la copropriété par l’AG)
📌 3 points clés pour sécuriser vos locations
- Formaliser rigoureusement vos états des lieux (entrée et sortie), avec des descriptions précises, pour sécuriser la restitution du dépôt de garantie.
- Anticiper vos obligations DPE pour préserver la décence du logement et éviter les interdictions de location à venir.
- Ne pas suspendre un dossier en cas de litige ou de travaux en attente : laisser la procédure légale suivre son cours.
À retenir : Cette évolution réglementaire cherche l’équilibre entre la protection de votre investissement et la sécurité du locataire. Une information claire et des procédures rigoureuses vous permettent d’éviter les contentieux.
Une question sur votre bail ou la gestion de votre bien ? Notre équipe gestion et syndic est à votre disposition.


